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Dans une charte, datée de l’an 875, rédigée en latin, par Gisèle, petite fille de Charlemagne, il est fait mention de terres et d’un manoir situés " in pago madenentisse " ( pays mélantois ) " in illa nivilla ". L’abbé Leuridan voit dans ce mot " nivilla ", une autre origine possible du nom de notre cité.
Un texte de Robert le Jeune, comte de Flandre, écrit en 1096, cite l’avouerie de Nigella, tenue par le maire nommé Saswallon. Nigella serait une autre dénomination pour notre village. En 1369, l’orthographe du nom est " Noïelle ". Un plateau de quête daté de 1709 et un plan-terrier effectué en 1784 , appellent notre commune Noyelles-en-Mélantois, mais le nom de Noyelles lez Seclin est déjà aussi utilisé.
Dédicacée à Saint Martin, l’église du village occupe le point le plus élevé de la commune.
Faute de documents, il est difficile d’établir d’une manière précise l’époque à laquelle prit naissance la paroisse de Noyelles et encore plus difficile la date de construction de l’église.
La paroisse faisait partie autrefois du doyenné de Lille dans le diocèse de Tournai. Le 27 avril 1369, à la création du doyenné de Seclin, Noyelles y est rattachée.
L’église est en forme de croix latine. Elle fut remaniée à plusieurs reprises. Tel pignon est du XVIème siècle, tel mur du XVIIème siècle. La façade est du XVIIIème siècle avec un portail encadré de fenêtres cintrées. Au dessus, se lève presque à la verticale, la toiture qui s’achève en une pyramide d’ardoises.
l’église de Noyelles-les-SeclinLes voûtes en berceau à caisson du transept sont du XVIème. Les murs intérieurs sont recouverts de lambris, d’ époque Louis XIV pour le chœur et Louis XV pour la nef.
Une pierre tombale datée de 1620 est encastrée dans le mur extérieur près du portail latéral. Elle perpétue le souvenir d’un jeune enfant, héritier de Charles de Cardevaque, seigneur du village à cette époque.
Un cadran solaire est gravé sur le pignon sud en 1693. En 1747, des travaux eurent lieu autour de la porte latérale. S’agissait-il de la construction de l’auvent, disparu aujourd’hui, mais qui apparaît sur le plan-terrier de 1784 ?
En 1778, le beffroi fut reconstruit entièrement. En 1863, on refit complètement le dallage du chœur et le pavement en pierre de Tournai. La dalle des seigneurs de Noyelles placée dans le chœur fut recouverte à cette occasion.
Un très beau tableau daté de 1624, représente la crucifixion. Comme le voulait le goût de l’époque, les personnages s’expriment au travers de phylactères. Le retable du chœur est agrémenté d’une toile du XVIIème siècle représentant la Résurrection. De très intéressants personnages sont sculptés dans les corbeaux de bois du transept sud.
Noyelles connaît aujourd’hui sa quatrième mairie. La première connue a été construite au XVIIIème siècle. Elle existe toujours. Avant sa construction les échevins, nommés par le seigneur du village se réunissaient dans une halle ( on dirait aujourd’hui un café) appartenant au seigneur. Dans leur plaid (assemblée) du 19 août 1773, ils décidèrent de payer à Monsieur le Baron de Noyelles, la somme de 240 florins en remboursement du coût de la construction.
L’hôtel échevinal est composé d’une salle échevinale, d’un greffe, d’un corps de garde, d’une remise et de deux cellules. Il fut utilisé plus de 200 ans, jusqu’en avril 1976, date à laquelle la mairie devenue trop exiguë emménagea dans l’ancienne école. Il abrite aujourd’hui le petit musée de la commune.
Construite en 1879 au 13 de la rue d’Emmerin, l’ancienne école publique abrita la mairie jusqu’à son transfert dans l’ancien presbytère, le 26 novembre 1981.
L’immeuble de la Grande Ferme fut racheté par la commune en 1990 et restauré pour y installer définitivement la mairie du village. Construit, pour la partie en rouges barres, au cours du 18ème siècle et agrandit considérablement en 1850, le bâtiment, situé au cœur de la cité abrite l’hôtel de ville , depuis le 23 septembre 1995.

Lorsqu’en 1773, les échevins du village décidèrent de rembourser leur seigneur de la somme de 240 florins avec laquelle il avait fait construire l’hôtel échevinal, le contrat prévoyait que le baron ferait l’acquisition d’une cloche d’alarme et que la communauté villageoise devrait fournir le cordon. C’est le souvenir de cet accord qui a été le prétexte à la construction du géant.
Louis-Séraphin a participé à de multiples défilés de géants notamment à Lille ( défilé du Bicentenaire de la Révolution ), à Comines ( Fête des louches ) et à Tourcoing. Il a assisté à Annoeullin au passage des coureurs du Tour de France. Il s’est rendu également à Haughley, village britannique jumelé avec notre commune. Il est présent sur la photo du siècle réalisée à Noyelles.

